Géographie et caractéristiques
Colombo — Galle — Kandy — Sigiriya — Anuradhapura — Dambulla — Negombo

Colombo

Si la période portugaise n’a laissé dans la capitale du Sri Lanka que le souvenir de son ancien fort, –il a laissé son nom au quartier qui borde les installations portuaires–, la présence hollandaise peut y être retracée non seulement à travers l’église Wolfendahl, mais aussi avec la visite du Musée de la Période hollandaise. Installé dans la résidence des gouverneurs hollandais, il garde toutes ses menuiseries du milieu du XVIIIè siècle. Le littoral ouest leur doit également un canal, creusé pour relier l’embouchure de la Kelani au port de pêche de Negombo.
C’est surtout l’administration britannique, lorsque le Sri Lanka devint province de l’empire des Indes à la fin du XVIIIè siècle, qui a laissé son empreinte architecturale à Colombo. Le vieux fort fut démantelé. Son périmètre devint le siège du gouvernement colonial et des principales compagnies commerciales, logés dans les édifices néo-renaissance anglaise ou italienne, qui étaient en vogue dans l’Angleterre victorienne. La ville fut développée vers le sud avec le Cantonnement des officiers de l’armée des Indes, aménagé en Galle Face Green, une promenade de bord de mer, entre 1856 et 1859. La façade néoclassique de l’hôtel Galle Face clôt toujours cette magnifique perspective. Fondé en 1864, c’était l’un des palaces les plus huppés « à l’est de Suez ». La réception à arcades blanches et aux meubles de bois sombre, le restaurant sous une véranda à colonnade en bord de mer et le bar ouvert sur le rivage sont des lieux d’atmosphère. Encore plus au sud, la municipalité créa un jardin, le parc Victoria (aujourd’hui parc Vihara Maha Devi), et y installa le département de l’Archeological Survey. Cette construction de style palladien (1877) abrite de nos jours les superbes collections du Musée national de Colombo. Alentour, une ancienne plantation hollandaise de canneliers devint Cinnamom Gardens, un quartier chic de villas cossues bordées d’allées ombragées. Tête de pont du réseau ferré, le bâtiment victorien de Colombo Fort garde tout le charme des premières gares édifiées sous les tropiques. Informations pratiques : La ville est très étendue puisqu’elle fait du nord au sud 10 km de long et qu’elle ne cesse de grandir. Si vous restez dans le même quartier, le plus pratique est de vous promener à pied. Pour changer de quartier, pensez au tuk-tuk ou même au taxi, qui reste très économique.
Galle

Venus faire commerce des épices de l’île, les Européens ont, à leur tour, laissé un héritage dont l’ensemble le plus remarquable est Galle, magnifique port naturel à la pointe sud, qui garde intacts les remparts et demeures bâtis par les Hollandais au XVIIè siècle. L’Unesco a classé l’ensemble, considéré comme la plus grande forteresse hollandaise conservée dans le monde.
Galle a miraculeusement conservé l’ensemble des aménagements réalisés durant les XVIIè et XVIIIè siècles. On s’y promène au fil des bastions de son rempart de granit gris, qui domine la mer et enserre une ville européenne surgie du temps de la route des épices. L’ancien quartier des officiers de la garnison hollandaise, converti en un palace colonial, l’hôtel Oriental, en 1885, est en partie aménagé en musée, retraçant le quotidien de l’époque. L’église Groote Kerk, à l’architecture dépouillée, est le seul témoignage de la tentative d’imposer la Réforme dans l’île avec Wolfendahl, un imposant édifice construit en 1749 à Colombo. Hors les murs, le Closenberg Hotel est un lieu enchanteur, bâti par un capitaine britannique à l’emplacement du Klosenburg, un fortin hollandais tombé en désuétude. Son jardin en terrasse surplombe la baie et un village de pêcheurs.
Kandy

Aux portes de la région montagneuse, KANDY fut la dernière capitale du royaume, accueillant au XVIe s. la fameuse relique de la Dent de Bouddha dans un temple à la sobre élégance, le Dalada Maligawa. Il constitue, avec les Devala, les sanctuaires des quatre dieux gardiens de la relique, un ensemble sacré que l’Unesco a inscrit au Patrimoine de l’Humanité en 1988.
Dans la jolie campagne environnante, les fondations religieuses se comptent par dizaines. Le Kataragama Devale conserve une forêt de colonnes en bois merveilleusement sculptées. Le Lankatilaka Viharaya domine les rizières depuis un épaulement de granit. Degaldoruwa est une chapelle ornée de peintures, glissée sous un bloc de granit. Le Gadaladeniya Viharaya abrite de belles sculptures.
Sigiriya

Perchée à 370 m, au sommet d'un rocher de pierre rouge qui domine un ensemble harmonieux de jardins dessinés au Ve s., la citadelle de SIGIRIYA est classée par l’Unesco depuis 1982.
Une anfractuosité du rocher conserve le joyau de la peinture sri lankaise : les portraits de vingt et une demoiselles, dont les couleurs délicates ont gardé tout leur éclat depuis 1 500 ans. Sur le Mur Miroir en vis-à-vis, des graffitis tracés entre le VIe et le XIIIe s. rendent hommage à leur grâce. Nid d’aigle d’un roi parricide, Kasyapa, le palais du sommet est desservi par un étroit escalier qui se faufile entre les pattes géantes d’un lion. Kasyapa, avide de pouvoir, destitua son père, le roi Dhatusena pour prendre sa place puis l’emmura vivant et chassa son frère Mugalan. Il régna sur cette citadelle qu’il fit construire en haut d’un rocher pour la rendre imprenable. Kasyapas, grand mécène, invita les plus grands artistes de l’époque à sa cour, à qui l’on doit la fresque des Demoiselles. Mugalan revint 18 ans plus tard pour venger son père en délogeant son frère parricide.
Anuradhapura

Fondée au Ve s. av. J.-C., ANURADHAPURA fut la capitale de l’île pendant 1 400 ans. Placée sous le patronage de trois grands monastères bouddhiques, elle grandit autour d’immenses édifices reliquaires, les dagoba, construits en mémoire du Bouddha.
Leurs grands dômes de briques font de nos jours l’objet de la dévotion de bouddhistes venus du monde entier : le Thuparama, ancêtre de tous les dagoba de l’île, le Ruvanveliseya immaculé, le plus vénéré, et deux géants, nommés Jetavanarama et Abhayagiriya, toujours en cours de restauration. Ville sainte, Anuradhapura est aussi dépositaire de l’arbre Bo, merveilleux banian poussé à partir d’une bouture de l’arbre sous lequel le Bouddha connut l’Illumination, apportée dans l’île par une princesse indienne au IIIe s. av. J.-C., ou de la statue de Bouddha en samadhi à la physionomie sereine, sculptée au IVe s. Ville du passé, la capitale royale a gardé encore bien des trésors : les jardins royaux Ran Masu Uyana, la pierre de seuil en demi-lune délicatement sculptée du palais Mahasena, les sculptures du Ratna Prasada ou du temple rupestre Isurumuniya. L’ensemble a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1982.
Dambulla

Répertorié par l’Unesco depuis 1991, le Temple d'Or de DAMBULLA est un monastère rupestre, dont les cinq grottes sanctuaires sont entièrement ornées de peintures murales bouddhiques, exécutées au XVIIIe s. Toute de vermillon et d’ocre, cette chatoyante composition recouvre 2 100 m2.
Ce site est entré dans l’histoire lorsque le roi Vattagamini Abhaya fut chassé d’Anuradhapura par les armées tamoules au Ier s. av. J.- C. et se réfugia à Dambulla et fut accueilli par un pauvre ermite qui lui appris comment subsister. De retour sur son trône, il transforma les grottes en des temples rupestres richement décorés dont il fit don à la communauté bouddhiste. Les grottes sont creusées dans un rocher de granit de 160 m de haut, surmonté d’une terrasse offrant une vue superbe sur les environs.
Negombo

Negombo (le Pays des serpents) est une ville de la côte ouest du Sri Lanka, à environ 40 km au nord de la capitale Colombo. Negombo a environ 122 000 habitants (2003) et est un des ports de pêche les plus importants à la côte occidentale.
La pêche joue encore un rôle important, mais le tourisme s'est développé. Deux mots de la langue tamoule, kattu (lien) et maram (arbre), désignent depuis des siècles les embarcations typiques de Ceylan (Sri Lanka). Les pur-sang des régates modernes ont pour ancêtres des tas de troncs assemblés avec des cordages. On peut encore en voir dans les eaux de Negombo. C'est même grâce à ces bateaux primitifs que l'ancienne colonie portugaise est devenue le premier centre de pêche du Sri Lanka.
